L’humidité de l’air dans les espaces de vie

L’humidité de l’air dans les espaces de vie

Comment obtenir un climat intérieur optimal ?

par Daniel Schäfer

L’hiver est le temps du chauffage – qui n’aime pas avoir une chaleur agréable dans son appartement ou sa maison lorsque la neige tombe dehors et que les températures glaciales prévalent ?

Quel que soit le moyen de chauffage et/ou la méthode de construction de la maison, de nombreux propriétaires doivent faire face à une faible humidité dans les pièces d’habitation pendant les mois d’hiver.

Vous trouverez ici les raisons pour lesquelles l’humidité de l’air dans la maison est plus faible pendant la saison froide et ce que vous pouvez faire pour y remédier.

On entend sans cesse parler de l’air de chauffage sec et de la faible humidité des pièces.

C’est un mythe que moins d’humidité est stockée dans cet air parce qu’il est chauffé par le système de chauffage.

Cependant, très peu de gens le savent, et ils se disputent sans cesse avec le système de chauffage, qui est responsable du faible taux d’humidité dans la maison.

Le fait que l’air intérieur soit plus sec en hiver qu’en été est dû au contexte physique suivant.

Comment se développe une faible humidité dans les espaces de vie ?

L’air froid peut absorber moins d’humidité que l’air chaud et en fixer moins.

De plus, pendant les mois d’hiver, en raison des basses températures extérieures, l’eau passe moins souvent de l’état liquide à l’état gazeux.

Le taux d’évaporation est donc plus faible pendant les mois d’hiver que pendant les mois d’été. Cela signifie que l’air a moins d’humidité de l’environnement à sa disposition en hiver pour l’absorber qu’en été. L’air est généralement froid et sec en hiver.

Par une ventilation de choc régulière et correcte, ou par un échange d’air régulier à travers un système de ventilation, le volume d’air à l’intérieur de la maison est échangé plusieurs fois par jour avec de l’air frais provenant de l’extérieur.

La teneur absolue en humidité de l’air à l’intérieur du bâtiment après ventilation est identique à celle de l’air extérieur.

En chauffant l’air, il pourrait absorber plus d’humidité.

Comme l’humidité absolue de l’air est constante, l’humidité relative, qui est calculée par rapport à l’humidité réelle présente et à l’humidité absolue possible, diminue.

Pour éviter que l’humidité relative ne baisse, il faut ajouter de l’humidité supplémentaire à l’air.

Comme l’air est chauffé par le système de chauffage, l’air chaud peut absorber plus d’humidité – il est donc possible d’humidifier l’air chauffé.

Humidité ambiante optimale

L’humidité de l’air dans les espaces de vie est influencée dans une large mesure par le comportement d’utilisation des habitants.

Dans le corps humain, par exemple, il y a un échange constant d’humidité.

En fonction de l’effort, le corps libère plus ou moins d’humidité.

La cuisine et la douche, etc., libèrent également de l’humidité dans l’air ambiant.

En outre, l’humidité de l’air peut être ajoutée au climat ambiant de manière ciblée en plaçant des plantes en pot ou en installant un ou plusieurs humidificateurs d’air.

Non seulement l’organisme humain perçoit l’air sec comme inconfortable, mais aussi les équipements et les matériaux de construction sont influencés par le climat de la pièce et son humidité.

Le parquet en bois, par exemple, s’assèche quelque peu pendant les mois d’hiver – il rétrécit, tandis que pendant les mois d’été il se dilate à nouveau en absorbant l’humidité.

Les joints entre les différentes planches se referment généralement. Selon le matériau, ce comportement de gonflement et de rétrécissement est plus ou moins prononcé.

L’humidité optimale dans les espaces de vie se situe entre 40 et 55 %.

De nombreux habitants trouvent qu’un faible taux d’humidité est désagréable. A plus de 80% d’humidité, en revanche, il y a un risque de moisissure, qui peut nuire à la santé des occupants.

Notre conclusion

En résumé, on peut dire à nouveau que ce n’est pas le système de chauffage ou la méthode de construction qui est responsable de la faible humidité des pièces, mais plutôt le climat intérieur à partir du climat ambiant, qui prévaut à l’extérieur et qui dépend du comportement d’utilisation des occupants.

Grâce à la ventilation contrôlée de l’espace de vie, seul le volume d’air présent dans la maison est régulièrement échangé.

En général, la ventilation contrôlée des habitations n’a pas de régulation de l’humidité, de sorte que l’air ambiant doit être alimenté en humidité supplémentaire pendant les mois d’hiver par diverses mesures afin d’obtenir un climat de vie agréable.

Un climat de vie agréable et une humidité optimale dans les espaces de vie sont définis dans différentes réglementations comme 20°C et 35% d’humidité relative.

Cette valeur indicative est conçue comme une recommandation et peut être perçue subjectivement de manières très différentes.

Une humidité de l’air élevée dans les espaces de vie

Les habitants des maisons mal isolées, en revanche, se plaignent souvent en hiver d’une humidité excessive dans les pièces et donc souvent de la formation de moisissures.

Si l’enveloppe du bâtiment est plus froide que l’air de la pièce, il se forme de la condensation qui se dépose sur les fenêtres et les murs extérieurs.

Une aération régulière est donc indispensable.

Vous trouverez d’autres conseils pour éviter les moisissures dans les pièces d’habitation si l’humidité est trop élevée dans notre article « Cinq conseils pour éviter les moisissures ».