Les ingrédients d’une maison adaptée aux objectifs climatiques.

Le gouvernement néerlandais a de grands projets. D’ici 2050, les Pays-Bas doivent être totalement neutres sur le plan climatique. Cela signifie que les maisons doivent être rendues plus durables et que le chauffage au gaz doit être officiellement abandonné. Les nouvelles habitations ne doivent plus être raccordées au gaz, tandis que les habitations existantes doivent être reconstruites et rénovées. Ce sont là de grands objectifs pour les maisons écologiques, mais tout cela est-il réalisable en pratique ? Les recherches ont montré que la vie sans gaz ne convient malheureusement pas à tous les propriétaires. Il y a un certain nombre de raisons importantes à cela.

Inestimable.

L’une des principales raisons pour lesquelles cette bonne cause ne peut être réalisée est le caractère abordable de la vie sans gaz. Les propriétaires doivent remplacer leur installation au gaz par une source de chaleur durable, mais cela n’est pas bon marché. Dans le même temps, une maison occupée par son propriétaire doit également être isolée de manière optimale pour obtenir le meilleur rendement possible. Le coût total ? Pour une maison mitoyenne moyenne, la facture s’élève à environ 18000 euros.

Tout un investissement pour le propriétaire moyen. Bien que l’énergie durable finisse par être moins chère que l’électricité et le gaz provenant d’un fournisseur d’énergie, pour de nombreux propriétaires, il n’est pas possible de payer une somme importante de 18000 euros en une seule fois. Les experts appellent donc le gouvernement à mettre en place des subventions pour les citoyens qui souhaitent rendre leur maison plus durable. De cette manière, le gouvernement collabore avec les propriétaires pour atteindre l’objectif climatique de 2050.

Mauvaise isolation.

L’isolation n’a pas toujours été aussi importante qu’aujourd’hui. Cela se remarque dans les maisons aux Pays-Bas. Presque toutes les maisons construites avant 1979 ne sont pas adaptées à l’installation d’une pompe à chaleur durable. En effet, l’isolation de ces maisons est trop mauvaise, de sorte que la maison entière devrait être reconstruite et rénovée. Plus une maison est mal isolée, plus la pompe à chaleur doit travailler dur. Lorsque cette pompe lutte contre les courants d’air toute la journée, son efficacité est bien trop faible. En même temps, ces pompes fonctionnent mieux en combinaison avec un chauffage par le sol. Cela signifie qu’il faut changer non seulement les murs et les fenêtres d’une maison, mais aussi le sol. Une mauvaise isolation est donc l’un des plus gros problèmes lorsqu’il s’agit de vivre sans gaz.

Pas d’espace.

L’une des dernières raisons pour lesquelles il n’est pas toujours possible de vivre sans gaz est le manque d’espace dans certaines maisons. Si les chaudières de chauffage central sont désormais disponibles dans des tailles plus petites, ce n’est pas encore le cas des pompes à chaleur. Ces installations peuvent prendre beaucoup de place car elles nécessitent non seulement une pompe, mais aussi un réservoir de stockage. En particulier dans les appartements, une pompe à chaleur n’est pas une option en raison de l’espace limité disponible.

Dans certaines situations, il est possible d’installer la pompe à chaleur (partiellement) sur le toit, mais dans les grands immeubles d’habitation, cette option n’est pas non plus envisageable. D’autres options durables telles que les panneaux solaires ne sont donc pas possibles, laissant les habitants des appartements dépendants de leur ancien fournisseur d’énergie de confiance.